Inspiré du Shijing (Classique des vers), « Yun Han » (Grande Odes) : « 倬彼云汉,昭回于天。 » Le caractère « 倬 » évoque quelque chose de lumineux, ample et manifeste ; « 彼 » désigne ce qui se tient au loin. Réunis, ces deux caractères ne décrivent pas un paysage précis : ils suggèrent plutôt une présence vaste qui se révèle dans l’éloignement. Dans la partie supérieure de l’œuvre, les bleus profonds et les tons turquoise évoquent l’immensité du ciel ; dans la partie inférieure, le vaste champ jaune semble être une terre traversée par la lumière. Entre les deux, seule subsiste une ligne de séparation très légère. L’intérêt de l’œuvre ne réside donc pas simplement dans l’opposition entre « ciel bleu » et « terre jaune », mais dans cette relation plus ambiguë : le ciel et la terre demeurent distincts, tout en semblant se pénétrer l’un l’autre.
取《诗经·大雅·云汉》:“倬彼云汉,昭回于天。”“倬”有明盛、辽阔而显著之意,“彼”则指向远方。两个字放在一起,并不具体描绘某处景物,而像是在说:那一片辽阔之物,正在远处显现。上部深蓝与青色像无尽的天域,下部大面积明黄像被光照亮的大地,中间只有一道极轻的界线。它真正有意思的地方不是“蓝天黄地”,而是天地之间既被分开,又似乎正在互相渗透。